1931, exposition coloniale internationale de Vincennes.

33 490 000 visiteurs

Bois de Vincennes

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Le musée permanent des colonies

 

Les expositions de

1855,

1867,

1878,

1889,

1900,

1907,

1931,

1937

 

1931, musée des colonies,

1931, église évangéliques,

1931, Togo Cameroun,

1931, Deux éléphants,

1931, Mount Vernon,

1931, une église,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le musée permanent des colonies

 

Les expositions de

1855,

1867,

1878,

1889,

1900,

1907,

1931,

1937

 

1931, musée des colonies,

1931, église évangéliques,

1931, Togo Cameroun,

1931, Deux éléphants,

1931, Mount Vernon,

1931, une église,

 

La grande guerre et les dissensions internationales marquent une pause durant plus de trente ans dans l’organisation des expositions à Paris. Une exposition coloniale internationale avait été prévue en premier lieu à Marseille, puis à Paris pour 1920, mais la déclaration de guerre en 1914 repoussa l’échéance. Marseille organisa une exposition en 1922, et Paris décida en 1927 d’organiser un grand raout colonial dont l’enjeu était plus économique que politique. L’Europe a encore bonne conscience et les colonies restent dans l’esprit des gens un bienfait pour les indigènes et bien sûr une source de richesses inépuisable pour l’occident. L’histoire glorieuse de la colonisation française était partout à l’honneur.

1931 exposition coloniale

Inauguration de l'exposition le 6 mai par Gaston Doumèrgue et le maréchal Liautey

Organisée au bois de Vincennes au niveau de la porte Dorée, l’exposition est inaugurée le 6 mai par le président Gaston Doumergue et le Maréchal Lyautey. En six mois, trente-trois millions quatre-cent quatre-vingt-dix mille visiteurs se promèneront à travers des temples, des huttes, des souks, les pagodes, des églises, des échoppes de laqueurs, d’ivoiriers et d’ébénistes, en pirogue, ou en car électrique, (le moyen de transport de demain nous disait-on hier), à pied, à dos d’éléphant ou de chameau, et ce sur 110 hectares autour du lac Daumesnil. Le prix d’entrée fut fixé à 3 francs, 1,50 francs pour les familles nombreuses et les anciens combattants, gratuit pour les soldats en uniforme.
Le record d’affluence à l’expo fut atteint le dimanche 4 octobre durant lequel 567.268 visiteurs déambulèrent dans les allées de Vincennes. On pourrait noter que les recettes totales des entrées et des attractions payantes rendent l’exposition coloniale bénéficiaire de quelque 30 millions de francs pour un budget total de 243 millions.

1931 exposition coloniale

Le premier dimanche suivant l’inauguration, dix mille visiteurs étaient attendus au zoo, il en vint cinquante mille durant cette seule journée. Conçu par l’Allemand Hagenbeck, les animaux n’étaient plus enfermés en cage comme à la ménagerie du jardin des plantes, mais dans de vastes enclos espacés sur trois hectares et demi, les spectateurs protégés par de vaste fosses.
Venus de Hambourg, cinq éléphants, vingt lions, cent-quarante babouins d’Abyssinie, quatre girafes, quatre buffles, quinze antilopes et huit zèbres composaient le noyau central de l’attraction africaine. Onze wagons furent necessaires à leur transport, jusqu'à Vincennes. Le succès du zoo conforta les autorités dans leur idée de réaliser pour la capitale un véritable jardin animalier, pour présenter la faune sauvage. Néanmoins si le zoo de 1931 ressemblait à l’actuel zoo de Vincennes, il ne se trouvait pas à son emplacement actuel, mais plus près de Saint Maurice.

1931 exposition coloniale1931 exposition coloniale

1931 exposition coloniale

 

On parle parfois à propos de l’exposition de 1931 d’attractions ethnographique, qu’on a appelle communément zoo humain à partir des années 2000. Ce type d’attraction, apparue en France au jardin d’acclimatation en 1877, présentait des groupes humains, enfermés dans des enclos, mise en scène dans un décor exotique. Les indigènes étaient déplacées de ville en ville à travers toute l’Europe, et petit à petit des contrats furent signés avec eux et un salaire leur était versés. Mais cette mode s’essoufflait déjà avant la première guerre mondiale et il n’y avait plus guère de ses expositions en 1914, difficile en effet d’exposer des sauvages et en même temps de les faire défiler sous nos couleurs pour défendre la patrie.
En 1931 une dernière une exposition canaque eu lieu au jardin d’acclimatation près du bois de Boulogne, car elle fut refusée par les organisateurs de l’exposition coloniale à Vincennes, qui préféra faire venir des artisans et leur famille pour travailler au milieu des visiteurs. On raconte ainsi qu’un petit groupe d’africains se jouait des badauds crédules en leur vendant comme objets africains, des petites sculptures fait le jour même avec les morceaux de platane et de marronnier trouvé sur place.

angkor vat 1931 exposition coloniale

Selon l’avis unanime, le véritable clou de l’expo fut sans conteste le temple d’Angkor-Vat. Au bout d’une allée dallée de 300 mètres de long, cette pièce maîtresse des colonies françaises, réplique exacte de l’original mesurait 250 mètres de long et 55 de large. Mais, fait de chanvre, de plâtre et de ciment, il se dégrada sitôt les portes de l’exposition fermées et, à la merci des intempéries, fondit sous les pluies d’automne comme neige au soleil.

1931 vincennes

 

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Les expositions de 1855, 1867, 1878, 1889, 1900, 1907, 1931, 1937.

vestiges des expositions universelles de Paris

Sur les traces des expositions universelles, Paris,1855 - 1937, par Sylvain Ageorges aux éditions Parigramme, (extraits).

En vente sur Amazone.fr , Fnac.com , Chapitre.com et dans toutes les bonnes librairies.

 

Des questions, des infos? Contactez-moi: Sylvain Ageorges

 

 

Les expos sur internet:

Des expositions universlles en 3D par Lemog.

Un site et un forum sur les expositions universelles Worlfairs .

Un blog sur Albert Robida, précurseur de la science fiction au XIX siècle et architecte de la rue des nations de 1900.

Le site officiel de l'exposition Shanghai 2010.

Le site du BIE, Bureau International des Expositions.