Les vestiges des expositions universelles, coloniales, et internationales de Paris

Entre 1855 à 1937, Paris accueillit cinq expositions universelles, deux expositions coloniales, et une exposition internationale.

Chacune eut sa spécificité, attira des foules à chaque fois plus nombreuses, et toujours plus d’exposants.

palais de l'industriepalais omnibus 1867statue de la liberté 1878tour eiffel 1889 1907 exposition coloniale vincenneexposition coloniale 1931pavillon urss, exposition internationale 1937

Elias robert

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1796 - 1851 Expositions nationales françaises et l'exposition universelle de Londres, The Great Exhibition of the Works of Industry of all Nations.

 

1855 Une exposition universelle des produits de l'agriculture, industriels et des Beaux-arts.

 

1867 Exposition universelle d'Art et d'Industrie.

 

1878 Exposition universelle de Paris.

 

1889 Commémoration du centenaire de la révolution française.

 

1900 Bilan d'un siècle.

 

1907 L'exposition coloniale nationale à Vincennes.

 

1931 L'exposition coloniale internationale à Vincennes

 

1937 Exposition internationale des arts et techniques dans la vie moderne.

    En 1851 Londres organise  et invente la toute première exposition universelle:« The Great Exhibition of the Works of Industry of all Nations ». La nouveauté de l’exposition anglaise fut donc de présenter non seulement ces propres produits mais aussi ceux des pays voisins. Auparavent, l'Angleterre, mais aussi la France organisaient des expositions nationales, dans le but de promouvoir leur propre production industrielle. Il eut fallu que la Grande Bretagne soit assez sûre de ses industries, pour inviter les nations étrangères sur leur sol, et se confronter aux autre puissances économiques.

Napoleon III

    Invitée d’honneur, la France de Napoléon III, tiens la plus grande place de la section étrangère. Le Cristal Palace, un majestueux bâtiment de verre est construit spécialement pour l’occasion. La manifestation londonienne eut un succès éclatant: un million de visiteurs et cinq millions de bénéfice en sont les signes les plus significatifs.
    Aussitôt visité, aussitôt décidé, l’empereur Napoléon III contre-attaqua en commandant immédiatement son exposition pour 1855. L’enchaînement des expositions ne cessa depuis lors. L’origine même de l’organisation des expositions en font des actes politiques hautement symboliques.
    Chaque changement de pouvoir exige son exposition, 36 états sont représentés à l’expo de 1855, 1867 fut celle des victoires militaires de Napoléon III, 1878 celle de la réconciliation nationale après les affrontements sanglant de la Commune de Paris et l’avènement de la III république, 1889 marque la déchéance de la royauté et le centenaire de la Révolution Française, les monarchies ne vinrent donc pas participer officiellement à celle-ci, mais économie oblige, encouragèrent les industriels nationaux à faire le déplacement. 1900 Marque le tournant du siècle. L’exposition coloniale de 1931 met à l’honneur la puissance de la France outre mer, 1937 décidé par le gouvernement du Front populaire fut la dernière manifestation de ce genre en France.

    Pour les expositions universellse, chaque pays est libre d’exposer ce que bon lui semble, dans un pavillon qu’il a construit sans autre contrainte que la superficie du terrain qu’on lui a alloué. Les expos aujourd’hui sont différenciées en deux catégories. Les Expos enregistrée (universelles) qui durent six mois , où chaque pays invité construit son propre pavillon, et les exposition reconnues (internationales) qui durent trois mois et où le pays organisateur mets à dispositions des pavillons construit par leur soins. Chaque pays organisateur axe son Expo autour d'un thème précis, «L’eau et la mer» pour l’exposition de Lisbonne en  1998, «La sagesse de la Nature» pour l’exposition de Aichi au japon durant l’été 2005. «L’Image» devait servir de fil rouge à l’exposition de Saint-Denis prévue pour 2004. Le changement de gouvernement en 2002 a décidé de surseoir à cette manifestation.


    La Tour Eiffel de 1889, le Grand Palais de 1900 ou encore le Palais de Chaillot de 1937, sont les témoins les plus célèbres, mais la grande majorité des pavillons qui étaient destinés à être détruits à la fin des festivités ont disparu. Faits de bois et de torchis, de brique ou de plâtre, décorés de stuc et de céramiques, certains furent néanmoins rachetés, ou récupéré aussi bien par des communes, des particuliers, que par des industriels. La confusions sur l’origine des pavillons est souvent faite. A toutes les expositions étaient présentés des chalets suisse, des isbas russe et des pavillon norvégien, généralement représentant d’un habitat traditionnel et donc fort semblable dans leur description. De plus un pays présentait aussi bien des produits manufacturés, des œuvres d’art et des exemples d’habitation traditionnels dans plusieurs sections différentes. Il peut ainsi y avoir plusieurs chalets Suisse sans compter le restaurant ou la buvette de ce même pays.

    On trouve encore, disséminé en de France, lieux publics ou privés, souvent oubliés, de ces pavillons qui firent rêver des millions de visiteurs et qui attendent patiemment une nouvelle vie, une réhabilitation, et parfois la destruction.

1900 exposition universelle

   

 

vestiges des expositions universelles de Paris

Sur les traces des expositions universelles, Paris,1855 - 1937, par Sylvain Ageorges aux éditions Parigramme, (extraits).

En vente sur Amazone.fr , Fnac.com , Chapitre.com,
et dans toutes les bonnes librairies.

 

Des questions, des infos? Contactez-moi: Sylvain Ageorges

Qui suis-je? Un CV en bonne et due forme.

Les expos sur internet:

Des expositions universlles en 3D par Lemog.

Un site et un forum sur les expositions universelles Worlfairs .

Un blog sur Albert Robida, précurseur de la science fiction au XIX siècle et architecte de la rue des nations de 1900.

Vestiges…, le site de Gaêl, anciennement Bottomcircle, la liste mise à jour régulièrement des vestiges des expositions à travers le monde.

Le site du BIE, Bureau International des Expositions.

Les éditions Au-delà du raisonnable.

Une nouvelle maison d'édition parisienne